Y a-​​til un professionnel de l’information au CDI ?

De la solu­bilité du pro­fesseur docu­men­ta­liste dans le centre de docu­men­tation et d’information

RESUME
"Le poumon, le poumon, vous dis-​​je …" Molière, Le malade imaginaire

Y a-​​til un professionnel de l’information au CDI ?

De la solu­bilité du pro­fesseur docu­men­ta­liste dans le centre de docu­men­tation et d’information

Les CDI, dans leur acception actuelle, ont trente-​​cinq ans et les pro­fes­seurs docu­men­ta­listes issus du CAPES en ont vingt. Cette dif­fé­rence d’âge justifie-​​t-​​elle l’absence de visi­bilité des per­sonnels res­pon­sables des centres de docu­men­tation et d’information ? A travers les termes qui dési­gnent les CDI et ce qu’ils repré­sentent pour l’Institution, en étudiant les rap­ports entre le lieu et les pro­fes­seurs docu­men­ta­listes, nous ten­terons de montrer combien il est indis­pen­sable de penser notre fonction en nous déta­chant du lieu. Il nous faut aussi être vigi­lants à ne pas contribuer nous-​​mêmes à conforter les repré­sen­ta­tions existantes.


Article paru en Octobre 2009 dans le n°3 de Médiadoc.

Les avatars du CDI

La méta­phore du corps a souvent été uti­lisée pour loca­liser le CDI dans l’établissement :

  1. « Un centre docu­men­taire […] est quelque chose autour d’un cœur et d’un système nerveux et il ne vit que par eux » [1]
  2. « Ins­taller le CDI au cœur de l’établissement » [2]
  3. « le CDI comme appendice de la classe » [3]
  4. « Le CDI "poumon du lycée" » [4]

Repré­sen­ta­tions et regards croisés sur le lieu sou­lignent la richesse et la variété de ses fonc­tions. « Car­refour de la vie éducative et de l’activité péda­go­gique » (rapport Tallon, 1974), le CDI est vu comme une gar­derie, un sanc­tuaire, un super­marché, un tremplin pour l’innovation (1987), « comme cata­lyseur de l’action » [5], « uni­versité sans pro­fes­seurs » [6]. « outil qui ques­tionne » et « par­te­naire péda­go­gique » [7] . Mais aussi comme un « espace de médiation et de nor­ma­li­sation » [8], ou encore un « lieu d’information et de for­mation » [9] On trouve fré­quemment les termes de « pivot », de « char­nière » et l’insistance sur le lieu « central et poly­valent ». A l’opposé, j’ai entendu un jour de rentrée deux élèves passer devant le CDI et dire : « J’ai jamais compris à quoi ça servait, ce truc-​​là ! » (sic) [10]

CDI et pro­fesseur docu­men­ta­liste dans les ins­truc­tions offi­cielles et les programmes

Dans les rapports officiels

Dans ma sélection de textes offi­ciels, je fais à dessein l’impasse sur cer­tains, soit qu’ils aient déjà fait l’objet de force débats, soit qu’ils aient permis de faire avancer notre réflexion commune (je pense en par­ti­culier au rapport Assouline).

Le rapport Tallon [11] (1974) rem­place le terme SDI (service de docu­men­tation et d’information) par celui de CDI. Même si le titre du rapport concerne le lieu CDI, on est frappé de comp­ta­bi­liser douze occur­rences de « res­pon­sable du CDI » et trente-​​deux de « docu­men­ta­liste » ou « docu­men­ta­liste biblio­thé­caire ». Sept fonc­tions sont pré­cisées dans la mission des docu­men­ta­listes, elles ren­voient à la tech­nique, à l’accueil, à l’information générale, aux rela­tions publiques, aux loisirs, à l’information sco­laire et pro­fes­sion­nelle, à la pédagogie.

La cir­cu­laire de mis­sions de 1986, dont le CDI n’est pas direc­tement l’objet, cite néan­moins neuf fois le CDI pour onze occur­rences de docu­men­ta­liste biblio­thé­caire, preuve que le sort de l’un est lié à l’autre.

Le rapport Bourdieu-​​Gros [12](1989) dont l’objectif est de réfléchir sur les contenus d’enseignement, sou­ligne l’importance de combler des « lacunes inad­mis­sibles » « en matière de modes de pensée ou de savoir faire fon­da­mentaux qui, parce qu’ils sont censés être enseignés par tout le monde, finissent par n’être enseignés par per­sonne ». En outre, il incite à « pri­vi­légier les ensei­gne­ments qui sont chargés d’assurer l’assimilation réfléchie et cri­tique des modes de pensée fon­da­mentaux comme […] le mode de pensée réflexif et cri­tique ». Il met aussi l’accent sur cer­tains appren­tis­sages qui incombent aux pro­fes­seurs docu­men­ta­listes : « uti­li­sation du dic­tion­naire, établis­sement d’un fichier, création d’un index, uti­li­sation d’un fichier signa­lé­tique ou d’une banque de données, recherche documentaire… » [13] Ce rapport s’inscrit dans une pers­pective de travail décloi­sonné et dans une logique d’échange d’information « sur les contenus et les méthodes d’enseignement ». Il suggère aux ensei­gnants « d’enrichir, de diver­sifier et d’élargir leur ensei­gnement en sortant des fron­tières strictes de leur spé­cialité ou en donnant des ensei­gne­ments en commun. ». On y pressent, plus d’une décennie avant leur mise en œuvre, l’esprit des dis­po­sitifs trans­versaux tels que les travaux croisés, les IDD, les TPE, les PPCP. [14]

« Infor­mation et docu­men­tation en milieu sco­laire » (janvier 2001) est « le résultat d’un travail de réflexion sur la docu­men­tation, conduit par le groupe Établis­se­ments et Vie sco­laire de l’IGEN (Ins­pection générale de l’éducation nationale)  [15] dirigé par Guy Pouzard. La conclusion propose des pistes pour « une nou­velle défi­nition du métier par l’administration de l’Education Nationale ». Il est inté­ressant de noter que les termes de CDI et de docu­men­ta­liste y figurent de façon équi­librée donnant du sens à la relation entre lieu et fonction. On y lit également : « Très souvent le CDI est la voie de repli offerte par l’administration à des ensei­gnants inca­pables pour diverses raisons d’assurer conve­na­blement leur ensei­gnement dans les classes tra­di­tion­nelles. L’image négative d’une pro­fession ne demandant pas de com­pé­tences par­ti­cu­lières se construit à cette époque » [16]. L’époque évoquée ici est celle des années 1974-​​77, mais le constat est, hélas, tou­jours et plus que jamais d’actualité ! Dans ce rapport, l’accent est mis sur la notion de lien, sur la nécessité pour les élèves de construire « des ’ponts’ entre des îlots de savoir acquis dans les dif­fé­rents ensei­gne­ments dont les mises en relation n’ont que rarement été effec­tuées par les ensei­gnants de discipline. » [17] Le CDI est bien ce lieu réti­cu­laire et com­plexe [18] dont ceux qui en ignorent l’essence per­ver­tissent le sens. Bien que les ins­truc­tions offi­cielles contiennent des injonc­tions à uti­liser le CDI, le texte déplore le manque de réfé­rence au par­te­nariat péda­go­gique avec les pro­fes­seurs docu­men­ta­listes : « Bien que l’utilisation du CDI (plus que le par­te­nariat péda­go­gique avec le docu­men­ta­liste) soit de plus en plus présent dans les ins­truc­tions offi­cielles, cette démarche est encore loin d’être la règle générale, par­ti­cu­liè­rement dans les lycées généraux plus soumis à une péda­gogie tra­di­tion­nelle ». Enfin, la péda­gogie et la place de l’information-documentation y sont abordés avec les termes de « péda­gogie de la docu­men­tation » et de « ‘didac­ti­sation’ des appren­tis­sages documentaires ».

Le rapport Périssol [19] (2005) met l’accent sur la « seg­men­tation du savoir induite par l’approche dis­ci­pli­naire » et en conclut que « l’approche dis­ci­pli­naire n’est pas per­for­mante ». A la question posée : « Quelles com­pé­tences déve­lopper ? », figure en troi­sième place : « Se forger un esprit cri­tique, savoir valider, ana­lyser, trier l’information » [20] Le CDI n’y est jamais cité, ni les pro­fes­seurs docu­men­ta­listes (preuve une fois de plus de notre absence de visi­bilité pro­fes­sion­nelle) mais les savoirs à acquérir, les res­sources (phy­siques et vir­tuelles) et l’information font l’objet d’une réflexion inté­res­sante qui converge avec nos pré­oc­cu­pa­tions quotidiennes.

Tout autre est le rapport sur la réforme du lycée de Benoît Apparu [21] (mai 2009) où le CDI (cité quatre fois en 260 p.) n’est envisagé que comme « accès aisé à l’information » (p.138) et comme lieu per­mettant d’agréger des salles de travail (p.182). Le « docu­men­ta­liste », dépourvu de son « appendice péda­go­gique » [22], n’est men­tionné que comme aide à l’accès à l’information [23]. Il fait partie de l’équipe éducative… mais à côté des ensei­gnants : « l’équipe éducative (ensei­gnants, CPE, direction, docu­men­ta­liste, parents …) ».

Enfin, le rapport Descoings [24]] (juin 2009), Pré­co­ni­sa­tions sur la réforme du lycée, consacre au CDI, « poumon du lycée », huit lignes sur 87 p. avec une foca­li­sation sur les horaires d’ouverture : « Maté­riel­lement il est pri­mordial de veiller à une amplitude horaire maximale pour l’ouverture du CDI. Une partie de son espace pourrait à cette fin être placée sous la res­pon­sa­bilité des élèves qui en assu­re­raient le fonc­tion­nement, encadrés par les ensei­gnants docu­men­ta­listes. » Il est néan­moins écrit en carac­tères gras que « La for­mation à la recherche et à l’analyse des infor­ma­tions est une priorité » et qu’elle « méri­terait d’être davantage intégrée dans les programmes ».

Dans les pro­grammes

Force est de constater qu’au fil des ans, la place accordée aux res­sources du CDI est de moins en moins pré­sente, qu’en penser ? Soit que le lieu n’est plus iden­tifié comme seul lieu d’accès aux res­sources, consé­quence de l’explosion des res­sources en ligne, soit qu’il fasse désormais partie inté­grante du paysage éducatif d’un EPLE, à moins que cette dis­pa­rition des textes ne soit un signe pré­mo­ni­toire et la chro­nique d’une mort annoncée du lieu dans son acception actuelle. Si jusqu’en 2008, le CDI était le « lieu pri­vi­légié de la consul­tation de la docu­men­tation » (Arts Plas­tiques, 3e) ou « un lieu d’information et de for­mation » (His­toire Géo­graphie, 6e), un lieu res­source dont on sug­gérait « l’utilisation métho­dique » pour en exploiter les res­sources docu­men­taires (ECJS, 2nde), il semble que dans les nou­veaux pro­grammes de collège, le lieu soit beaucoup moins cité qu’auparavant, sauf exception, comme en SVT, où on insiste sur le croi­sement dis­ci­pli­naire et le travail au CDI avec le pro­fesseur docu­men­ta­liste. En revanche, les ins­truc­tions offi­cielles sou­lignent l’importance du document en Histoire-​​Géographie et les « conver­gences avec d’autres dis­ci­plines » en His­toire des Arts, ou encore l’initiation à « la sélection et à l’analyse de l’information » en Éducation Civique. Le domaine 4 du B2i (S’informer, se docu­menter) rap­pelle l’importance de cette com­pé­tence pro­téi­forme. Les nou­veaux pro­grammes insistent, dans chaque dis­ci­pline, sur la place des TIC avec cette phrase récur­rente : « La recherche de docu­ments en ligne permet, comme dans d’autres matières et en col­la­bo­ration avec les pro­fes­seurs docu­men­ta­listes, de s’interroger sur les cri­tères de clas­sement des moteurs uti­lisés, sur la validité des sources, d’effectuer une sélection des données per­ti­nentes ». Le lieu CDI dis­paraît pro­gres­si­vement des textes offi­ciels et le pro­fesseur docu­men­ta­liste par ricochet également. Mais pourquoi et comment nous sommes-​​nous laissés absorber par le lieu ?

Dissocier CDI et professeur documentaliste

Méto­nymies, rac­courcis, pos­sessifs… « vous m’avez tué » !

Il me semble que nous sommes par­tiel­lement res­pon­sables de cer­taines repré­sen­ta­tions qui nous reviennent par effet boo­merang à cause de for­mu­la­tions mal­adroites. Des expres­sions d’appropriation comme « mon CDI » peuvent contribuer à irriter nos col­lègues de dis­ci­pline et à brouiller les pistes : si nous sommes res­pon­sables du lieu, nous n’en sommes nul­lement les pro­prié­taires même si un fort inves­tis­sement affectif nous y attache légi­ti­mement. La marge est certes étroite et les ten­ta­tions nom­breuses d’ouvrir le lieu en l’absence de son res­pon­sable, à nous de trouver les réponses appro­priées en fonction du contexte, en res­pectant l’intérêt général et les mis­sions de chacun. Pas facile ! Ce rac­courci lan­gagier induit des repré­sen­ta­tions erronées et nous scellent dans le centre de docu­men­tation au risque de nous y assi­miler. C’est en rec­ti­fiant des « tics de langage », entre autres, que nous ferons prendre conscience que lieu CDI et fonction de pro­fesseur docu­men­ta­liste sont dis­sociés. C’est également parce que les amal­games ont déjà été faits qu’il est urgent de rap­peler des évidences, ce qui n’est pas le cas pour un ensei­gnant de dis­ci­pline lorsqu’il dit « ma classe », par exemple. Prenons donc le temps de dire « le CDI que je gère » en ban­nissant le pos­sessif. « Tra­vailler avec le CDI », cette méto­nymie cou­ramment employée est également à l’origine de confu­sions. Cette for­mu­lation signi­fiant « tra­vailler en uti­lisant les res­sources du CDI » ou parfois « avec l’équipe du CDI » nous piège. On la trouve pourtant régu­liè­rement, un petit tour sur un moteur de recherche et on en découvre de nom­breuses occurrences, anciennes et nou­velles, dans des extraits de programmes25, des article de revue26, des inti­tulés de stage27, des ques­tion­naires, dans les projets d’établissement ou autres.

Variété des statuts, pesan­teurs ins­ti­tu­tion­nelles et « esprit de corps »

Il faut bien admettre qu’il est souvent dif­ficile pour le commun des mortels de savoir qui fait quoi et à quel niveau de res­pon­sa­bilité dans un CDI. Ainsi est-​​on sus­cep­tible d’y trouver des per­sonnels avec des statuts divers : col­lègues de dis­ci­plines qui « finissent au CDI »28, col­lègues issus de listes d’aptitude dont l’attente en for­mation est grande, sans compter les cadres A d’autres admi­nis­tra­tions que la pression écono­mique contraint de plus en plus à chercher à sur­vivre dans d’autres administrations29. De plus, les pro­fes­seurs docu­men­ta­listes sont payés deux fois moins que leurs col­lègues dis­ci­pli­naires pour une même tâche, leurs heures sup­plé­men­taires ne sont pas défis­ca­lisées. Cer­tains textes offi­ciels les placent dans l’équipe éducative mais pas parmi les ensei­gnants. Ces dis­cri­mi­na­tions récur­rentes, souvent dénoncées sur les listes de dif­fusion, montrent bien que la route est encore longue vers une véri­table recon­nais­sance professionnelle.

Pour conclure j’aimerais avancer quelques modestes conseils pour éviter d’être pha­go­cytés par le lieu et avant de devenir tota­lement transparents :

  • sortir du « bocal » et faire nos séances péda­go­giques en salle mul­ti­média, en classe…
  • informer clai­rement sur qui est qui et qui fait quoi dans l’équipe (si équipe il y a) sans sec­ta­risme ni démagogie,
  • expliquer quelle est notre mission et pré­senter les pos­si­bi­lités de travail. « Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », car c’est en répétant les choses, en rec­ti­fiant les repré­sen­ta­tions erronées, en informant sys­té­ma­ti­quement sur notre mission péda­go­gique (et avec le sourire !) que nous avancerons,
  • s’adapter au milieu sans se départir de nos convic­tions ni de nos valeurs et changer en douceur les mau­vaises habitudes.

Enfin, il me semble que vingt ans après le CAPES, il fau­drait qu’un pour­centage de notre emploi du temps soit comp­ta­bilisé en heures d’enseignement avec le même comptage que pour nos col­lègues dis­ci­pli­naires. Ce qui signifie une dis­ci­pline de réfé­rence (les SIC selon le Rapport Filâtre30), une ins­pection spé­ci­fique, etc. Là, le combat est asso­ciatif et syndical

Clo­tilde CHAUVIN Pro­fesseur docu­men­ta­liste DIRE ( Docu­men­tation Ingé­nièrie de Res­sources Edu­ca­tives) CRDP d’Aix-Marseille


Notes

[1] L’inspecteur général Marcel Sire (1975), cité par S. Alava et C. Etévé (1999)

[2] Pré­co­ni­sation du rapport Blanchet, La vie de l’élève et des établis­se­ments sco­laires, 1998

[3] Infor­mation et Docu­men­tation en milieu sco­laire, 2001

[4] Rapport Des­coing, Pré­co­ni­sa­tions sur la réforme du lycée, juin 2009

[5] Lionel Jospin, dis­cours du 19 mai 1989 au premier congrès de la FADBEN à Strasbourg

[6] Un biblio­thé­caire amé­ricain aurait tenu les propos suivant rap­portés par Melvil Dewey en 1890 : « Avec les bibliothécaires-​​​​documentalistes pour conseiller et guider les lec­teurs, avec les cata­logues et les index très amé­liorés, il est tout à fait pos­sible de faire d’une biblio­thèque, une uni­versité sans professeurs »

[7] Britan-​​​​Fournier, Odile. « La culture docu­men­taire en milieu sco­laire : nais­sance et évolution », Spi­rales n°19, 1997. Dis­po­nible sur : http://​spirale​-edu​-revue​.fr/​s​p​ip.ph…

[8] Rôle et enjeux des Centres de Docu­men­tation et d’Information dans l’innovation péda­go­gique en Rhône-​​​​Alpes, 1998, p. 24

[9] Pro­grammes d’Histoire géo­graphie, avant 2008.

[10] Rentrée 2001, lycée Emile Zola, Aix-​​​​en-​​​​Provence.

[11] « Le Centre de Docu­men­tation et d’Information : son rôle, son fonc­tion­nement », sep­tembre 1974, connu sous le nom de rapport Tallon, du nom de son auteur.

[12] Prin­cipes pour une réflexion sur les contenus de l’enseignement . Rapport Bourdieu-​​​​Gros, 8 mars 1989

[13] « Et il fau­drait enfin veiller à faire une place impor­tante à tout un ensemble de tech­niques qui, quoiqu’elles soient taci­tement exigées par tous les ensei­gne­ments, font rarement l’objet d’une trans­mission méthodique… »

[14] « Les séances d’enseignement regroupant des pro­fes­seurs de deux (ou plu­sieurs) spé­cia­lités dif­fé­rentes réunis selon leurs affi­nités devraient avoir la même dignité que les cours (chaque heure d’enseignement de ce type comptant, pra­ti­quement, pour une heure pour chacun des pro­fes­seurs qui y par­ti­cipent). Elles s’adresseraient à des élèves qui seraient regroupés selon d’autres logiques que celles des filières actuelles, plutôt par niveau d’aptitude ou en fonction d’intérêts communs pour des thèmes particuliers. »

[15] Extrait du des­criptif du document sur Savoirscdi : la com­po­sition du groupe y est pré­cisée : « Il a été rédigé par une équipe com­posée de membres de l’inspection générale (R. Denquin, F. Hos­talier, J. Fabre, Y. Neu­ville, G. Pourchet, G. Pouzard), du CNDP (A. Chaptal), de l’inspection péda­go­gique régionale (M-​​​​A Decrop), de for­ma­teurs IUFM (F. Chapron, B. Morisio) et d’un ensei­gnant docu­men­ta­liste (R. Huet) ». Dis­po­nible sur le site de Savoirscdi : http://​www​.savoirscdi​.cndp​.fr/​filea…

[16] « Infor­mation et docu­men­tation en milieu sco­laire », p. 6

[17] « Infor­mation et docu­men­tation en milieu sco­laire », p. 6

[18] Au sens étymo­lo­gique de « tissé ensemble, tissé avec »

[19] La défi­nition des savoirs enseignés à l’école

[20] Ibid., p. 19. Le rapport de Pierre-​​​​André Périssol est dis­po­nible sur le site de l’assemblée nationale : http://​www​.assemblee​-nationale​.fr/1 .

[21] Le rapport de Benoît Apparu est dis­po­nible sur le site de l’assemblée nationale : http://​www​.assemblee​-nationale​.fr/1

[22] L’expression est mienne pour sou­ligner une fois de plus que nous sommes des « pro­fes­seurs documentalistes »

[23] « Le CDI, grâce au travail du docu­men­ta­liste, avec les moyens infor­ma­tiques mis à la dis­po­sition des élèves, permet un accès aisé à l’information. » (p. 138)

[24] Richard Des­coings, directeur de l’Institut d’études poli­tiques (IEP) de Paris, a été chargé par le Pré­sident de la Répu­blique d’une mission sur la réforme du lycée : ce rapport est dis­po­nible sur le site du ministère de l’éducation : [>http://​media​.edu​cation​.gouv​.fr/file…


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